Interview d’Éva Moussey, en tout point hors du commun

Épisode 5

Dans cet épisode, je reçois Éva Moussey, la fondatrice de Nel & Tao, une marque de vêtements spécialement conçus pour répondre aux besoins spécifiques des personnes ayant des troubles tactiles.

Éva raconte son histoire, depuis son jeune âge où elle a commencé à cultiver sa créativité, jusqu’à la naissance de Nel & Tao il y a quatre ans. On découvre une femme sensible, courageuse et hors des normes, maman d’un petit garçon différent. Elle évoque également cette différence et le chemin parcouru pour mettre des mots et donner du sens sur ses fonctionnements atypiques. Une discussion profonde et authentique, un partage poignant, émaillé du rire contagieux d’Éva.

Cet article reprend des passages de notre échange. L’intégralité de l’épisode est à écouter un peu plus haut sur cette page, sur Arte Audioblog ainsi que sur les plateformes de podcast.

Marie-Laure Bourgeois : Éva, je suis ravie de t’accueillir dans ce podcast. Tu arrives ici avec de nombreuses casquettes et chacune raconte une partie fascinante de ton parcours. Il y a ta casquette d’entrepreneure, en tant que créatrice de Nel & Tao, cette marque de vêtements conçus pour répondre aux besoins spécifiques des personnes ayant des troubles tactiles. Il y a aussi ta casquette de maman d’un petit garçon extraordinaire qui t’a toujours beaucoup inspirée et donné l’élan pour créer ses vêtements différents. Et enfin, il y a ta casquette de femme créative et atypique au parcours tout aussi unique : comédienne, clown de théâtre, conseillère en insertion professionnelle, art-thérapeute, monitrice-éducatrice, éducatrice, spécialisée et aujourd’hui à la tête de Nel & Tao. Ces expériences t’ont amené à explorer des univers variés, comme l’art, l’expression de soi, les maladies psychiques, le handicap visible et invisible, la neurodiversité, l’éducation Montessori ou encore l’écologie et le design social. Tu es l’exemple typique de ces femmes atypiques, « hyper » et « multi » qui vivent et s’expriment avec intensité, passion et personnalité. Ton parcours et tes réflexions sont une source d’inspiration et c’est un plaisir de t’accueillir aujourd’hui pour en parler.

Éva Moussey, entrepreneure multipotentielle

Marie-Laure : J’aimerais qu’on revienne justement sur ce parcours. Tu as exercé de multiples professions, parfois plusieurs en même temps. Quand on passe du théâtre à l’insertion pro de la couture à l’accompagnement du handicap. Il faut de nombreuses compétences différentes. Est-ce que tu as suivi des formations pour tout ça, ou bien est-ce que tu es de celles qui apprennent sur le terrain ?

Éva :  De nombreuses compétences, mais surtout une envie de découvrir et de comprendre le besoin de la personne que j’ai en face de moi pour pouvoir y répondre. Par rapport à ma formation, moi j’ai fait mes formations au fur et à mesure de mes besoins. Par exemple, je me suis rendu compte qu’il y avait la piste de l’art-thérapie et j’ai fait une formation à l’institut de psychologie de Lyon. Ensuite, je suis devenue maman, donc Montessori et ainsi de suite, je me suis toujours formée en fonction des besoins de mes emplois.

Des valeurs fortes comme boussole et une approche créative de la vie

Marie-Laure : Parmi les métiers que tu as exercés, il semble qu’il y ait toujours un volet créatif et un volet social. Est-ce que c’est une volonté explicite de ta part ?

Éva :  Alors, ce n’était pas vraiment une volonté au départ. Au départ, c’est un premier travail qu’on m’a proposé et ensuite ça s’est enchaîné. À l’âge de 21 ans, j’animais des ateliers théâtre auprès d’adultes, d’ados et d’enfants. Et ça a ouvert une voie pour moi. Ça a ouvert une voie de ce que le théâtre pouvait apporter et d’ailleurs, mon premier mémoire s’intitulait du « jeu » au « je ». C’est vrai que j’ai une partie de ma famille qui est dans le social et une autre dans l’artistique. Alors je suis sûrement un mélange des deux.

Marie-Laure : Possible, oui. Depuis que je te connais, il y a une autre chose qui m’a frappée, c’est les valeurs fortes que tu portes. Est-ce que tu peux nous en dire plus sur ces valeurs fortes et sur la manière dont elles impactent ton quotidien ?

Éva :  Oui, d’abord le respect. Le respect de soi-même, le respect de l’environnement, le respect de l’autre de ses besoins. Je crois que c’est cette notion de respect pour moi-même, elle est venue assez tard chez moi parce que incompréhension d’un système et incompréhension de ce qui se passe, incompréhension de mon ressenti.

Pour le respect de la nature, l’écologie pour moi, ça rejoint le respect. Je vais chercher à vivre de façon la plus respectueuse possible, en accord avec la nature. Par exemple l’écologie d’un vestiaire raisonné. Depuis que j’ai créé Nel & Tao, et même avant, c’est essentiel. Quel besoin avons-nous vraiment en termes de vêtements? On nous fait croire qu’on a besoin d’un million de choses, alors que des vêtements basiques, intemporels, classiques, ça fait le boulot.

Marie-Laure Bourgeois : Des valeurs fortes comme boussole, donc, mais aussi une approche très créative de la vie. Tu me disais avant l’enregistrement que, pour toi, la créativité, c’était pas seulement un moyen d’expression, mais c’est aussi un formidable levier pour trouver des solutions aux problèmes.

Éva : Eh bien oui. la créativité, c’est comment trouver des choses pour se simplifier la vie et se simplifier le quotidien. Par exemple, avec mon fils, c’est trouver des solutions pour les vêtements, pour les lacets, pour les chaussettes. Et puis, dans mon travail d’éducatrice aussi : comment est-ce que cette personne va pouvoir être mieux en société. Créer des outils pour pouvoir améliorer son quotidien. . j’ai créé, au fur et à mesure de ma vie, mes recherches, mes recherches d’emploi, mes formations en fonction de mes besoins. C’est un fil rouge, en fonction de ce que j’avais envie , de ce que j’avais besoin, de ce que je voyais : j’ai besoin de travailler tel domaine, je vais chercher pour pouvoir augmenter ma créativité et pouvoir développer mes compétences.

Je crois que c’est un besoin fondamental aussi, de pouvoir avancer et d’imaginer, de créer, d’aller chercher les réponses là où elles sont. Gamine, par exemple, je ne me suis jamais imaginé avoir une vie, une maison, des enfants un mari. Je ne voyais pas l’intérêt, je ne comprenais pas ! Je respecte tout à fait, ce n’est pas du tout le problème. Mais, en fait, moi, je ne fais pas du tout, comme tout le monde, quoi.

Marie-Laure : Tu ne fais pas comme tout le monde, tu es une personne assez assez originale et je crois que tu as eu la chance de grandir dans un milieu familial qui laissait justement cette place là à l’originalité et qui était assez favorable à la création. Est-ce que tu peux nous en dire plus sur ton enfance et ton environnement ?

Éva : Alors mon papa dessinait, peignait, faisait du modelage et ma maman a fait des beaux-arts et de la couture. Donc deux univers artistiques, mais différents. Mes parents ont divorcé quand j’étais très jeune, donc ils ont développé leur univers chacun de leur côté. Et moi, j’ai toujours vu ma maman dessiner un peu, et faire de la couture. Mon papa aussi dans le sens où il était c’était un créateur. Il a écrit deux livres, il voulait écrire une histoire, bim, il l’écrivait, il la retravaillait et il faisait un livre !
Il n’y avait pas d’interdit. Mon papa, quand je lui ai dit que je voulais faire du théâtre il m’a soutenue, et je suis sûr que maintenant s’il voyait le parcours et puis la création de Nel & Tao, il serait ravi.

Moi, je racontais beaucoup d’histoires, j’inventais beaucoup d’histoires. C’était plus mon univers, un univers intérieur où il y a beaucoup de choses qui se passaient, avec beaucoup de personnages.

Une personnalité atypique

Marie-Laure : Si tu devais choisir cinq mots pour décrire ta personnalité, ce serait quoi ?

Eva Moussey : La première chose qui me vient, c’est « atypique » et « hors normes ». Atypique, par ma façon de penser, ma façon de vivre hors normes. Je ne rentre pas dans beaucoup de cases !

Je suis une personne observatrice, contemplative. J’aime beaucoup regarder mon environnement. Ce qui se passe, les gens, je m’en inspire, je me laisse imprégner de l’univers. Même si parfois, je peux être speed, j’aime quand même bien regarder ce qui se passe, prendre du recul.

On peut dire que je suis curieuse, aussi, une curiosité de la vie. Pour moi, la curiosité, c’est de continuer à apprendre, de chercher le savoir, le pourquoi, le comment, qu’est ce qui se passe, les rouages.

Je suis quelqu’un de créatif, aussi, dans le sens où je vais chercher à créer des choses dans plein de domaines différents. J’aime bien, imaginer et cette créativité est plutôt éclectique. Pendant trois ou quatre mois, je vais explorer à fond un domaine et puis après, je vais changer.

Et je suis joueuse aussi, je pense que c’est une de mes caractéristiques. j’aime bien jouer et puis dans la vie aussi essayer des choses et puis voir si ça marche, ça fait partie du jeu.

Éva Moussey, créatrice de Nel & Tao

Marie-Laure : Je te propose à présent qu’on reparle de Nel & Tao. Donc Nel & Tao, c’est une marque de vêtements que tu as créée lorsque tu cherchais des solutions pour l’hypersensibilité tactile de ton fils. Est-ce. que tu peux nous raconter comment tu as décidé de te lancer là-dedans?

Éva :  Oui, avec plaisir Nel & Tao, c’est né de mon histoire de de maman créative qui cherche des solutions pour son fils pour l’aider à s’habiller, parce que c’était devenu l’horreur. C’était insupportable de perdre du temps le matin ou de ne pas de pas savoir comment comment l’habiller, donc à chercher des solutions et puis le lendemain, de voir que ça ne marchait pas. J’étais épuisée et lui aussi.

je ne me rendais pas compte, que si finalement il acceptait un vêtement, ça l’épuisait toute la journée. Donc du coup à l’école, toute son énergie était prise à supporter les vêtements,.

Au bout d’une semaine particulièrement horrible, j’étais désespéré de ne pas trouver, j’étais en montagne en train de me balader.. et parce que je cherchais sur internet des vêtements sans couture contre la peau, des vêtements doux, des vêtements avec des poches extérieures… Je ne trouvais rien, il n’ y avait rien ! Et je me suis dit : « Mais en fait, tu sais coudre. Vas-y, fais-les ! »

J’en ai parlé à mon fils qui tout de suite a été d’accord et j’ai commencé à bricoler des vêtements.
J’ai eu tout de suite un tas d’idées dans la tête :

  • une forme de pantalon un peu intemporelle droite avec des poches externes…
  • Je vais rajouter une languette sensorielle dans la poche pour que l’enfant puisse tripoter son petit fidget tranquillement sans être réprimandé….
  • Je vais faire des sweats qu’ili pourra mettre directement sur la peau (il ne supportait pas les doubles épaisseurs de vêtements T-shirt + pull), donc les coutures, Je vais les mettre à l’extérieur…
  • Et puis des grandes poches kangourou, plaquées, avec languette sensorielle.

Je n’ai pas encore pu tout développer, parce que ça prend un certain temps de développer tous les modèles, mais, je commence à avoir une petite base de gamme de vêtements qui me permet de répondre à pas mal à pas mal de besoins.

Marie-Laure : Si on veut en dire un peu plus sur la marque Nel & Tao, quel type de vêtements proposes-tu et combien as-tu de modèles différents ?

Éva :  Alors j’ai, j’ai deux types de pantalons, j’ai deux types de bermudas, un short, une robe hiver et une robe été. Voilà , c’est . Un tissu en sweat avec l’intérieur gratté qui est tout doux contre la peau et du jersey coton et élasthanne.

Marie-Laure : Tu fais tout, toute seule dans ton atelier ?

Éva :  Oui, je fais tout. Je me suis fait aider au début d’une amie styliste parce que je ne savais pas comment monter une gamme de vêtements. Elle m’a montré les bases du patronage, et maintenant je fais toute seule. Je fais le patronage, je fais les vêtements.

Marie-Laure : Tu proposes du sur-mesure, on peut tout combiner comme on veut…

Éva :  Oui, alors j’ai une partie en stock, mais je ne fais pas de surstock. Donc il faut que le client soit un tout petit peu patient pour me laisser le temps de créer le vêtement, de le confectionner, dans des tailles standard de 4 à 12 ans et en taille adulte.

Et je fais du sur-mesure, effectivement j’adapte un vêtement aux morphologies et aux mensurations de l’enfant. C’est vachement important. Les enfants, il y en a qui sont petits ou minces, il y en a qui sont grands et plutôt costauds. Il faut qu’il se sente bien dans ses vêtements. Je propose ça, le sur-mesure, adapté et personnalisé. La personnalisation du vêtement, c’est choisir ses propres couleurs, choisir la couleur aussi des coutures externes. Il y a une partie quand même très importante pour aider les enfants à mettre des pulls au moment des transitions. C’est des broderies à l’effigie d’un centre d’intérêt de l’enfant, sur la poche kangourou des sweats ou de la robe. C’est quelque chose qui est très motivant et qui pousse à l’autonomie de l’enfant. On peut les mettre directement sur la peau, ils sont tout doux et en plus il y a l’image du camion de pompier adoré dessus et, du coup, l’enfant est content. Et le parent aussi parce que son enfant a quelque chose d’un peu chaud sur le dos !

Marie-Laure : Donc ça n’a pas juste une vocation esthétique, c’est vraiment aussi une une dimension de faire grandir l’enfant en autonomie. Non seulement il se sent bien, mais en plus, il apprend à s’habiller tout seul, puisque ça peut être aussi une difficulté.

Éva :  Oui, c’est ça, c’est lier les deux. Gagner en autonomie. Le pull, il sait que c’est devant, parce qu’il a la poche qui est devant. Le pantalon, il sait que c’est devant, parce qu’il a les deux poches plaquées devant Aussi. Le T-shirt, il y a le petit logo qui est brodé devant… Il y a tout un tas de petites astuces comme ça pour aider à l’autonomie. C’est important pour moi de véhiculer ces valeurs.

Des troubles tactiles et des troubles fonctionnels

Marie-Laure : On a parlé des troubles sensoriels de ton fils, je crois que tu en as eu, toi aussi, et tu m’as expliqué que l’exploration des difficultés de Tao t’a éclairé sur tes propres fonctionnements ?

Éva : Oui, mon fils a été diagnostiqué avec des troubles du spectre de l’autisme et avec un TDAH, un trouble attentionnel et de l’hyperactivité. Avec d’autres troubles associés, qui ne sont pas considérées comme un comme un handicap : la disgraphie, la disortographie, et d’autres choses. Donc un « pack » assez conséquent, dans lequel il faut déblayer tel comportement appartient à telle chose ou telle autre chose.

Deux ans après ces diagnostics, qui ont été assez compliqués à obtenir, je me suis aperçu qu’au fur et à mesure que je répondais aux questions de mon fils, et c’était des questions que j’aurais bien aimé pouvoir poser à son âge. Je me suis rendu compte que, dans pas mal de domaines, on avait un fonctionnement similaire et c’est là où j’ai fait des recherches (lire des bouquins, écouter des podcasts, poser des questions…) et où j’ai décidé de m’engager dans un diagnostic. Pour savoir si moi aussi, j’ai un trouble.

Éva Moussey, fondatrice de Nel & Tao et son fils en balade

Donc il y a un peu plus de deux ans maintenant, j’ai commencé un diagnostic pour moi qui a révélé aussi un trouble du spectre de l’autisme. C’est un soulagement parce que je n’ai plus à lutter contre…

Alors oui, je l’ai tout de suite accepté. Oui, avoir des clés et pouvoir me dire : c’est pas de ta faute, arrête de vouloir te changer, les autres ne savent pas mieux que toi ce qui te correspond. J’essayais de me mouler et je pensais toujours que l’autre avait raison et j’ai toujours douté, enfant et ado. Et en fait, non, personne n’a le droit de me dire ce que ce que j’ai le droit de ressentir ou pas, personne n’a le droit de me dire ça en fait, si je suis légitime ou pas dans dans mon ressenti.

Marie-Laure : C’est énorme, ça effectivement de pouvoir t’autoriser, à ressentir ce que tu ressens…

Éva :  Oui, et de laisser la place à ma sensibilité, à mon hypersensibilité. Rien qu’en en parlant, j’ai les larmes aux yeux… Quand il y avait des choses qui me bouleversaient émotionnellement, j’étais obligé de me couper de mes émotions, je ne m’autorisais pas et, maintenant je m’autorise à laisser ma sensibilité, parler, mon émotion. et ça, ça fait partie des grosses différences.

Marie-Laure : Je te le disais tout à l’heure, ton parcours, ta personnalité sont très inspirants pour moi et pour d’autres, j’en suis persuadée. Il y a de nombreuses personnes qui n’osent pas vivre en suivant leurs propres voie, comme comme tu le fais ou qui sont tentées par l’entrepreneuriat, mais qui ne se lancent pas. Est-ce qu’il y a un conseil que tu aimerais leur donner ?

Éva :  Oh lala… je n’aime pas donner des conseils (rire). Parce que vraiment chacun fait en fonction de qui il est et de ce qu’il ressent. Moi je n’aime pas qu’on me donne des conseils, donc, c’est compliqué de donner un conseil. J’ai plutôt plutôt envie de dire : En fait,si la façon dont vous vivez vous convient, fondamentalement, il n’y a aucun souci. Mais si, au fond de vous, vous sentez qu’il y a quelque chose qui qui n’est pas juste, que vous n’êtes pas à la bonne place, qu’il y a quelque chose qui « grince », c’est qu’il y a peut-être quelque chose à réfléchir sur une façon de vivre, sur une façon de réfléchir, une façon de voir le monde. Tout le monde n’est pas fait pour faire de l’entrepreneuriat, mais ne serait-ce que de réfléchir à sa façon de vivre et de voir les choses.

Marie-Laure : C’est peut-être ça le conseil : aller creuser là, ou il y a quelque chose qui coince ou quelque chose qui n’est pas confortable ?

Éva :  Oui ! Si on sent qu’on n’est pas à la bonne place… S’autoriser, au moins une fois dans la journée, à être à la bonne place. Pour soi-même. Dans son corps.

Marie-Laure : On arrive gentiment à la fin de notre entretien. Merci beaucoup Éva pour cet échange. Nous, on se retrouve bientôt pour un prochain atelier d’écriture et mastermind. Je te laisse la parole pour le mot de la fin.

Éva : Écouter ses besoins. Je pense que si, tous les jours, on pouvait écouter nos besoins un petit peu, ça permettrait également d’écouter ceux des autres et de pouvoir les respecter.

Retrouvez Éva Moussey et Nel & Tao sur Instagram et visitez la boutique Nel & Tao en ligne pour trouver des vêtements doux, adaptés aux personnes souffrant d’hypersensibilité tactile !

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